L'histoire de la médecine connaît bien ce réflexe.
En 1847, à l'hôpital général de Vienne, le médecin Ignaz Semmelweis remarque que les jeunes mères meurent bien plus de fièvre puerpérale dans le service où les médecins enchaînent autopsies et accouchements. Il impose le lavage des mains avec une solution chlorée.
18,3 %de mortalité en avril 1847
→1,2 %en juillet, après le lavage des mains
Faute d'explication, puisque les microbes ne sont pas encore connus, ses idées sont largement ignorées, rejetées, tournées en dérision par ses pairs. Il quitte Vienne pour Budapest et meurt en 1865 dans un asile, à 47 ans, d'une infection. Ce sont les travaux de Pasteur, puis de Lister, qui lui donneront raison, après sa mort.
Nous ne nous comparons pas à Semmelweis : ses chiffres étaient spectaculaires, les nôtres restent à confirmer par de grands essais. Mais son histoire rappelle une règle simple : à un instant donné, l'absence de preuve est un état de la connaissance, pas un verdict. La science avance en mesurant, pas en se moquant. C'est d'ailleurs ce que conclut la revue Cochrane citée par la vidéo : de nouvelles recherches sont justifiées. Ignaz Semmelweis ↗
Et il n'y a pas à choisir : la HAS précise qu'il n'y a pas de contre-indication à associer une approche complémentaire aux traitements recommandés. Notre séance ne remplace pas les substituts nicotiniques, elle peut s'y ajouter. En cas de doute, parlez-en à votre médecin.